Né en 1914, Michel G. Gilbert étudie au lycée Louis-le-Grand avant d’intégrer en élève libre l’atelier de Lucien Simon à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. Très tôt, son talent est remarqué : en 1932, il obtient le Prix de dessin du Concours Général.
Installé à New York durant près de vingt ans, jusqu’en 1960, il y développe une carrière marquée par une grande vitalité artistique. Il y collabore notamment avec l’éditeur Brentano's pour illustrer « Les Silences du Colonel Bramble » et « Les Discours du Docteur O’Grady » d’André Maurois. Il est également invité en tant que conférencier par le Dickinson College en Pennsylvanie afin de s’exprimer sur les tendances de la peinture contemporaine. Sa présence médiatique s’étend aux États-Unis comme en France, où il est interviewé par la Columbia Broadcasting System (1948), Radio de Nice (1958), puis la R.T.F. (1960, 1962).
Au fil de sa carrière, Michel G. Gilbert reçoit plusieurs distinctions, dont la Médaille d’Argent à la IVe Biennale de Menton en 1957 et le Prix Isidore Paquin en 1964.
Ses œuvres rejoignent des collections publiques prestigieuses : la Ville de Paris, le Musée National d’Art Moderne, le Musée Chéret de Nice, le Ministère de l’Éducation Nationale, le Ministère de la Justice, ainsi que le Palais Bourbon. Elles figurent également dans de nombreuses collections particulières en France et aux États-Unis.
La Galerie Charpentier de Paris accueille la première exposition particulière de l'artiste en 1934. De nombreuses autres suivront en France et outre-Atlantique, notamment à New York où il est exposé par plusieurs galeries de renom : Carroll Carstairs, Bonestell, Van Diemen-Lilienfeld ou encore Passedoit. Plusieurs institutions universitaires américaines lui consacrent aussi des expositions, parmi lesquelles le Middlebury College (Vermont), le Hofstra College (Long Island) et le Dickinson College (Pennsylvanie).
Gilbert participe parallèlement à de très nombreuses expositions de groupe, en France, aux États-Unis et en Europe. Il est notamment présent à l’Exposition Internationale de Paris (1937), à la Goupil Gallery de Londres (1939), au Parish Museum de Long Island (1947), au Palais de la Légion d'Honneur de San Francisco (1952), au Musée d'Altona de Hambourg (1961), au Musée de Tel-Aviv (1962) et à la Galerie Zu Predigern de Zurich (1963). Ses œuvres furent également présentées régulièrement aux prestigieux Salon d’Automne et Salon des Indépendants, pour ne citer que ceux-là.
Sa peinture, figurative et délicate, évolue toutefois vers une matière plus transparente et mystérieuse, comme le souligne André Maurois qui fut un de ses fervents admirateurs. Le peintre développe un style où coexistent une sensibilité poétique, une recherche de lumière et une précision parfois comparée à celle de Boudin, tout en évoquant par moments la vigueur nocturne de Vlaminck. La critique américaine loue également son travail : le New York Herald Tribune (1944) admire ses intérieurs poétiques, tandis que le New York Times salue sa double maîtrise d’une technique libre et d’une facture plus retenue.
Revenu s’installer en France, Michel G. Gilbert se consacra à son art jusqu'à son décès survenu en 1973.